L’année 2011 aura été une année de croissance pour la logistique. L’immobilier a ainsi connu un bond de 20% des surfaces d’entrepôts mises en chantier. Voire 40% si l’on prend en compte les transactions supérieures à 10 000 m2. Et l’activité logistique, que le BIPE mesure par des tonnages de marchandises transportées (hors vrac), a progressé de 3%. Cela s’est traduit par une reprise de l’emploi salarié, presque deux fois plus rapide dans la manutention et l’entreposage que dans le transport routier, grâce à un gain de parts de marché de l’externalisation. Rappelons que la logistique au sens large emploie entre 1,4 et 1,8 millions de salariés en France. Cependant, note le BIPE, l’activité logistique et l’immobilier, se situent sur des niveaux inférieurs à ceux d’avant crise.
La projection de cette activité logistique dans le futur montre également qu’il n’y aura pas d’effondrement en 2012, mais au contraire une nouvelle progression. Si le premier trimestre est encore faible, l’indice d’activité pourrait bien retrouver son indice de base (indice 100 au 1er trimestre 2007) à la fin de l’année. "La croissance de l’activité logistique pour 2012 est donc robuste", concluent les analystes qui regardent les signes positifs de l’économie : résistance de la production industrielle, carnets de commandes garnis dans certains secteurs, taux de change favorable aux exportations... Une croisance qui sera favorable à l’activité logistique, avec des échanges extérieurs soutenus en provenance d’Allemagne et des pays émergents.





