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+36%

, par La rédaction

Ce chiffre correspond à la croissance de la location d’entrepôts de plus de 10 000 m2 en Ile-de-France en 2005 !


Cette forte progression annoncée par DTZ avec 662 000 m2 d’entrepôts placés est confirmée par CB Richard Ellis. En effet, ce dernier évoque une progression de 32 % sur les entrepôts de plus de 10 000 m2 avec 622 000 m2.
Ces résultats s’expliquent essentiellement par deux facteurs. Si la progression est impressionnante, le total de la demande placée n’atteint pas celui de 2002 (758 000 m2), dont le record reste inégalé. Mais les deux années suivantes ont été beaucoup plus difficiles avec 267 000 m2, puis 488 000 m2.

Pour Magali Marton, directrice des études chez DTZ, « La demande concerne les bâtiments neufs et elle est motivée par des regroupements d’activités. D’ailleurs, on enregistre une très forte augmentation des transactions sur les bâtiments de plus de 20 000 m2 qui représentent 390 000 m2 ». Géographiquement, la répartition est homogène entre le Nord, le Sud et l’Est de la région (plus de 200 000 m2 par secteur). Seule, l’Ouest (78 et 92) se distingue avec une quasi-absence de location (8 000 m2). Mais il en est de même de l’offre future supérieure à 10 000 m2 qui s’élève selon DTZ à 2,15 millions de m2 dont 411 000 m2 en construction et le reste en projet. Elle est quasiment inexistante à l’Ouest (119 000 m2) et très présente au Nord (862 000 m2), le Sud et l’Est se situant légèrement en dessous de 600 000 m2. Cette croissance importante aurait pu engendrer
une hausse des loyers. Paradoxalement, il n’en est rien. Ils sont stables à 55 euros par an et par mètre carré. CBRE évoque, lui, une fourchette en baisse entre 41 et 54 euros.

D’ailleurs, ce conseil en immobilier ajoute une petite note moins rose que ces croissances à deux chiffres. Elle concerne les entrepôts inférieurs à 10 000 m2, dont la demande placée a baissé de 4 %. Mal placés, trop petits, ils sont désormais inadaptés.

Olivier Cognasse7% des PME ont acquis un PGI en 2005

Alors que 9 % des PME exprimaient l’intention d’acquérir un PGI en 2005, 7 % ont effectivement procédé à cet achat, selon le dernier « baromètre ERP ». Cette étude menée régulièrement par Oracle et IDC porte sur les entreprises de 100 à 2 000 salariés hors secteur public et s’intéresse à leur équipement en ERP ou PGI (progiciel de gestion intégré). La production de ce baromètre repose sur une enquête téléphonique menée en janvier 2006 auprès de 300 entreprises françaises, équipées soit d’un PGI, soit de logiciels de gestion spécifiques ; dans ce dernier cas, on parle de « Best of Breed ». La cinquième édition de ce baromètre fait un bilan de 2005 et dégage les tendances de 2006 pour ce marché. Pour cette année, les intentions d’achat se montent à 10 %, qui devraient se concrétiser pour 8 % des PME, suivant les critères d’IDC. « Il y a deux fois
plus d’intentions d’achat dans l’industrie que sur les autres segments », souligne Alain Petrissans, directeur Études et Conseil Logiciels, Services et Infrastructure chez IDC France, qui observe « une légère tendance à la hausse, mais pas d’explosion du taux de croissance. »

Cette croissance modeste est, en effet, bien éloignée de l’eldorado que se promettaient les grands éditeurs de PGI, tels Oracle et SAP, puisque le marché total des ventes de licences PGI sur PME en France s’élèvera à 184 M€ en 2006, selon les prévisions d’IDC. Un marché que se partagent une soixantaine d’éditeurs, dont une dizaine seulement présents dans la quasi totalité des PME. Mais si les éditeurs sont si attentifs à ce marché, c’est aussi parce qu’il entraîne des revenus importants en maintenance (plus de 200 M€ en 2006) et tire les autres investissements informatiques : bases de données, middleware, matériel, etc. Si, à la fin 2005, une PME sur deux est équipée d’un PGI, des différences assez importantes apparaissent suivant le secteur concerné, puisque ce taux atteint 77 % dans le secteur de l’industrie, devant celui du commerce et de la distribution, alors que le secteur des services reste largement à la traîne. Les premières fonctions couvertes par les PGI dans les PME sont la gestion comptable et financière (pour 100 % des PME), suivie par la gestion commerciale (95 %) puis par la GPAO (80 %). Les PME équipées d’un PGI ont en moyenne 3,4 modules implémentés, tandis que cette moyenne tombe à 3,6 modules pour les PME équipées de « Best of Breed », avec autant de fournisseurs de logiciels que de modules implémentés.

Les résultats du baromètre Oracle/IDC indiquent qu’un délai moyen de 9 mois s’est écoulé en 2005 entre le moment où les PME ont émis l’idée d’investir dans un PGI et la signature définitive de la commande. Elles sont nombreuses à prendre cette décision d’investissement en totale autonomie : 27 % n’ont pas fait appel à des prestataires spécialisés pour les aider à définir leurs besoins, et 65 % ont rédigé un cahier des charges sans aucune intervention extérieure. L’assistance à la maîtrise d’ouvrage n’a touché que 12 % des PME ayant investi dans un PGI. Les décisions d’investissement portent également sur l’évolution des solutions de gestion en place : si 41 % de PME équipées de PGI ne prévoient aucune évolution pour 2006, 13 % se préparent à changer de PGI pour en adopter un nouveau, et 46 % envisagent des évolutions majeures. Celles-ci concernent l’extension fonctionnelle (13 %), l’extension du nombre d’utilisateurs (18 %), le déploiement sur de nouveaux sites (24 %) et surtout la migration vers une nouvelle version de l’application (31 %).

Claire Rémy

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