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Jean passe le témoin à Jean-Thomas

, par Gilles Solard

Jean Schmitt laisse la direction générale du groupe Heppner à son fils Jean-Thomas avec l’objectif de conforter le modèle et d’améliorer la rentabilité de l’entreprise.

La décision a été prise lors du conseil d’administration de mai dernier et officialisée fin septembre dans une rencontre avec les journalistes. Jean-Thomas Schmitt est ainsi la 4ème génération à diriger l’entreprise de transport et de logistique, créée à Strasbourg en 1925. Arrivé en 1975, Jean Schmitt va faire de l’entreprise régionale un grand opérateur français grâce à une politique d’acquisition soutenue avec les Transports Lesage (1980), Lambert et Valette (1985), XP France (2004), Sodimaine (2006) et K Trans (2012). La société prendra également une dimension européenne avec la création du réseau européen System Alliance Europe. Ce réseau international intégré d’indépendants représente aujourd’hui 40% de l’activité d’Heppner.
Jean-Schmitt laisse derrière lui une entreprise prospère qui a réalisé 613 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2014, pour 6,7 millions d’euros de bénéfice, une marge brute d’autofinancement de 14,3% et un ratio d’endettement de 17%. Avec un trésor de guerre de 40 à 50 millions d’euros. Malgré ces chiffres solides, Jean-Thomas Schmitt s’apprête à affronter de nombreux défis : le développement de l’international, l’amélioration de la rentabilité, la transformation numérique de l’entreprise mais aussi la modernisation de l’outil de production ou le lancement de services de livraison à horaires fixes.
Une tâche lourde pour cet homme de 32 ans, arrivé dans l’entreprise depuis huit ans et acharné au travail. Passé par l’ensemble des services, sauf la logistique contractuelle, Jean-Schmitt a aujourd’hui comme priorité de développer l’international et des régions comme le Maghreb, voire l’Afrique mais aussi dans les pays émergents de l’Est dans lesquels Heppner n’en est qu’à ses débuts. Autre mission de taille : il s’agira pour lui de repenser totalement le système d’information de l’entreprise qui repose encore sur un poussif AS400. Pas moins de 10 chantiers ont ainsi été identifiés pour « assurer la transformation numérique de l’entreprise » qui nécessiteront des investissements lourds et assez stratégiques. Tout comme la modernisation de l’outil de production qui exige des investissements dans de nouveaux bâtiments à Orléans, Rouen, Dijon ou Rennes.
Concernant la logistique, Jean-Thomas Schmitt se montre assez prudent. « Nous faisons de la logistique d’opportunité et de proximité », explique-t-il. La perte de deux clients historiques a nécessité une réorganisation des services à Lyon et en Ile de France plus la fermeture d’un site à Paris. Mais si le transporteur ne réalise « que » 35 millions d’euros dans cette activité, Jean-Thomas Schmitt relève que cela génère 62 millions de chiffre d’affaires transport. La commission de transport international et le transport international resteront donc des priorités.Et la croissance externe comme moyen de développement n’est pas exclue. Bref, Jean-Thomas Schmitt doit relever l’ensemble de ces défis, aidé en cela par sa soeur Clara Schmitt, directrice des grands comptes de l’entreprise et membre du comité de direction. Aidé aussi par son père qui garde encore un pied dans l’entreprise en tant que président du directoire. Une transition en douceur...

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