C’est le calcul effectué par le cabinet de consultants Traceval d’une mauvaise utilisation de la traçabilité, réalisée auprès d’industriels(Bel, Benedicta, Bonduelle, Kronenbourg, Mericq, Pains Jacquet et Socavi) et de distributeurs (Auchan, Carrefour S
La traçabilité est pourtant effective dans bon nombre d’entreprises mais dans les faits, l’optimisation de cette traçabilité a encore de beaux jours devant elle. Exemple type : celui d’un industriel qui étiquetait ses palettes depuis des années jusqu’au jour où un distributeur lui fait la remarque que ces étiquettes n’étaient pas lisibles.
Jusque là, personne n’avait lu ses étiquettes ! 1 distributeur sur 3 et 1 industriel sur 2 utilisent l’étiquette GS1 128 et le Desadv. Mais le nombre de sites utilisant à la fois le Desadv et l’étiquette 128 « avec des pratiques fi ables en permanence » est assez faible. La pratique montre des écarts dus à des erreurs d’extraction, à une gestion de fins de lots non prise en compte ou à l’absence de remise à jour de la commande qu’il faut prendre en compte.
Ainsi le déchargement d’un camion de 33 palettes prend 1 heure quand l’étiquette est présente mais 2 h 30 à 3 h lorsqu’elle est absente ou illisible dans un entrepôt de produits secs. Dans son étude, Traceval a compté la productivité à la réception, la rotation des camions, la gestion des litiges, mais aussi calculé l’impact de la fi abilité des standards sur les retraits-rappels - les retraits rappels sont en augmentation
de 15 % entre 2006 et 2007 mais 20 % d’entre eux ont pour origine une non conformité de processus - pour aboutir à ce chiffre de 1 euro par palette. Une étude qui va en tout cas permettre à GS1 de voir quelles sont les mesures correctives à apporter pour fluidifier la Supply Chain.


