
- 60 % des émissions liées aux ports proviennent des manœuvres des navires.
- Haropa Port
Pour gagner en attractivité et répondre aux enjeux environnementaux, les ports français mettent en avant leurs efforts pour réduire leur empreinte carbone autour de trois axes majeurs : la mise à disposition d’énergies alternatives, le renforcement du report modal et la réindustrialisation verte. Les résultats se font attendre.
Entre la conjoncture économique difficile, les grèves fréquentes, la réorganisation des flux maritimes opérée actuellement par les armateurs, les ports français souffrent d’un manque de compétitivité face à leurs concurrents européens. Afin de redorer leur blason, mais aussi poussés par les enjeux réglementaires et subventionnels, notamment dans le cadre de la stratégie nationale bas carbone, les ports français misent sur le verdissement pour séduire les chargeurs et améliorer leur attractivité. Différentes actions et stratégies sont ainsi mises en place en faveur de la décarbonation depuis plusieurs années. Mais force est de constater que les investissements actuels concernent davantage des grands projets, parfois encore à l’étude, que des actions concrètes à l’impact environnemental favorable dès à présent.
Les énergies alternatives dans le vent
La plupart des ports maritimes ont déjà mis en œuvre des solutions de verdissement et investissent dans la décarbonation, même si la feuille de route de la prochaine stratégie bas carbone nationale se fait attendre. La situation pourrait prochainement évoluer avec la remise attendue d’une étude commandée par la direction générale des infrastructures, des transports et des mobilités (DGITM) et l’Union des ports de France (UPF) auprès de l’association Citepa et du cabinet d’ingénierie Systra sur les grands plans d’actions à mener.


