Les organisations syndicales patronales appellent à un réforme du système portuaire français.
"Absence de clarification", "insulte à notre avenir", "mauvais protocole" : les organisations syndicales représentatives des ports (Armateurs de France, AMCF, Unim, Ports de France et TLF) n’ont pas eu de mot trop dur pour qualifier la récente grêve du port de Marseille qui a duré au total 18 jours dont la moitié a concerné le transport de conteneurs. Dans le processus de mondialisation en cours, les ports français sont en train de perdre une bataille décisive, ont indiqué en substance ses responsables. "Le modèle français doit être beaucoup plus logistique, marchand et international", explique Raymond Vidil, d’Armateurs de France. Or les investissements, publics et privés, sont très insuffisants comparés à ceux des ports étrangers et la question de la gouvernance est complètement à revoir. "Il faut rétablir l’autonomie des ports et la renforcer pour leur donner une capacité de réaction comme n’importe quel entreprise", explique l’un d’eux. Ils ont en tout cas décidés de pousser à une réforme du système portuaire français. Une mission inter ministérielle a en effet été nommée en février dernier pour avancer dans ce sens. Rendez-vous est pris avec le prochain premier ministre du nouveau gouvernement, quel qu’il soit. A la clé : la création de pas moins de 400 000 emplois si l’on mettait les ports au même niveau qu’en Hollande. Ils ne représentent que 6% de l’emploi marchand en France contre 10% dans le Nord de l’Europe...


