
- 4,6 % des véhicules utilitaires légers achetés en 2022 étaient électriques.
- Watea
L’arrivée progressive de véhicules électriques au sein des flottes change l’équation économique du maillon transport. Avec un coût total de possession bien plus complexe à calculer que celui d’un véhicule thermique, et malgré la perspective d’un équilibrage à moyen terme, la transition des flottes vers l’électrique devrait alourdir la facture pendant encore quelques années.
Face à l’impératif de verdissement des flottes, les transporteurs adoptent une stratégie de mix énergétique qui consiste à répartir, au sein du parc et en fonction des usages, des véhicules au die- sel ou biodiesel, au gaz et électriques. Mais de plus en plus, le véhicule électrique (VE) à batteries marque des points et semble devenir le premier choix des prestataires qui renouvellent progressive- ment leur parc.
Le champ de l’électrique s’élargit
En matière de livraison urbaine, une majorité a intégré des modèles électriques à leurs flottes de faible ou moyen tonnage (de -3,5 t à 16 t). C’est le cas par exemple de La Poste, qui affiche la plus importante flotte en France avec 18 000 véhicules électriques (utilitaires, tricycles et quadricycles), mais aussi de DHL Express qui aligne près de 300 VE en France (27 000 fourgons élec- triques dans le monde) ou d’Amazon qui détient plus de 3 000 utilitaires électriques à l’échelle mondiale et prévoit d’en ajouter 10 000 d’ici 2027 moyennant un investissement d’un milliard de dollars. Selon une étude de Ford et YouGov réalisée auprès de 1 014 professionnels de la logistique urbaine en France, 44 % pré- voient d’acquérir au moins un nouveau véhicule utilitaire léger d’ici deux ans, 58 % d’entre eux feront le choix d’une motorisation électrique.
Parallèlement, l’électrification émerge dans le transport régional, voire longue distance. Les annonces de livraisons ou de commandes de poids lourds électriques se multiplient ces derniers temps. Citons entre autres Geodis (100 véhicules commandés dont près de 20 déjà en exploitation en France), DB Schenker (53 poids lourds), XPO (100 poids lourds 16 t dont 65 déjà livrés), Kuehne+Nagel (23 poids lourds 16 t), GLS, etc.
L’Association des constructeurs européens d’automobiles (Acea) prévoit que les véhicules lourds électriques représenteront 14 % des immatriculations totales en 2025 et 50 % en 2030…


