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L’entrepôt logistique se distingue par sa bonne performance énergétique

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Comparée à d’autres secteurs la performance énergétique des entrepôts révèle les efforts des logisticiens qui consomment jusqu’à 80 % d’énergie en moins que les bureaux et émettent près de 60 % de CO₂ en moins.
Le baromètre 2025 de la performance environnementale du secteur immobilier logistique, réalisé par le cabinet Etyo, révèle les efforts fructueux de sobriété des acteurs du marché. L’étude s’appuie sur l’analyse des données brutes (issues de factures ou de plateforme de gestion de l’énergie) collectées sur un parc de 275 sites français dans 12 régions, soit 6,5 millions de m2, puis ajustée selon la méthode du dispositif Éco Énergie Tertiaire (DEET). Selon Etyo, les entrepôts consomment en moyenne jusqu’à 80 % d’énergie finale en moins que les bureaux et émettent près de 60 % de CO₂ en moins. Les entrepôts consomment en moyenne 72 kWh/m2 contre 130 kWh/m2 pour des bureaux et 160 kWh/m2 dans l’hôtellerie. Ils émettent 7 kgCO2 eq/m2 contre 11 kgCO2 eq/m2 pour les bureaux et 17 kgCO2 eq/m2 dans l’hôtellerie. « Des chiffres qui confirment une certaine efficacité énergétique du parc logistique, mais aussi la nécessité d’accélérer les efforts pour atteindre les objectifs 2030 du Décret Tertiaire », déclare le cabinet.
De son côté l’index Deepki confirme la bonne place de la logistique en termes de consommation d’énergie à l’échelle européenne. Le secteur atteint en moyenne 175 kWhEP/m² (kilowatt/heure d’énergie primaire) quand les bureaux consomment 242 kWhEP/m², le retail 346 kWhEP/m², la santé 292 kWhEP/m², l’hôtellerie 349 kWhEP/m² et le secteur résidentiel 214 kWhEP/m². En France la consommation énergétique de l’immobilier logistique a baissé de -19,8% sur 3 ans selon Deepki.
Des disparités selon l’activité
L’étude d’Etyo montre qu’entre 2019 et 2022 la consommation moyenne passe de 37 à 25 kWhEF/m²/an dans les entrepôts non chauffés, soit une baisse de 32 %. Selon Etyo, si la tendance liée à la rénovation du parc et à l’usage généralisé de l’éclairage LED perdure, la consommation d’énergie pourrait passer en moyenne à 20 kWhEF/m²/an en 2030, soit une baisse de -46%. Dans les bâtiments chauffés, après une hausse temporaire en 2021, la consommation chute à 78 kWhEF/m²/an en 2022, contre 96 en 2019 (−19 %). La tendance projetée en 2030 permettrait d’atteindre 48 kWhEF/m²/an en 2030, soit −48 %.
Néanmoins, l’analyse de l’échantillon révèle que les valeurs absolues du Décret Tertiaire ne sont pas atteintes en moyenne pour les entrepôts chauffés et non chauffés mais « qu’une conformité en valeur relative reste possible d’ici 2030, à condition de poursuivre les efforts de sobriété et d’accélérer la sortie du gaz », mentionne l’étude. À l’inverse, les entrepôts à froid positif et négatif affichent d’ores et déjà des consommations conformes aux seuils en valeurs absolues 2030, traduisant une performance mieux maîtrisée sur ces usages.
Par ailleurs, le baromètre 2025 révèle la vulnérabilité croissante du parc face aux risques climatiques : près de la moitié des sites analysés présentent un risque fort ou très fort d’inondation, tandis que deux tiers sont peu exposés aux feux de forêt. « Ces enseignements confirment l’urgence d’intégrer l’adaptation climatique au cœur des stratégies d’asset management du parc logistique de demain », commente Etyo.
Voir en ligne : https://www.etyo.com/wp-content/upl...






