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Face à la complexité du bilan carbone étendu à la supply chain amont et aval, les entreprises peuvent s’appuyer sur des calculateurs afin de mesurer leurs émissions de GES pour mieux les réduire. La multiplicité des solutions issues de start-up, de consultants, d’éditeurs ou encore de 3PL ne simplifie pas la démarche.
À l’origine du réchauffement climatique, les émissions de gaz à effet de serre (GES), avec 57,4 Gt eqCO2 rejetées à l’échelle mondiale en 2022, devraient continuer d’augmenter d’environ 11 % d’ici 2050, selon le GIEC. Or, il faudrait parvenir à les réduire de 60 % à cet horizon afin de limiter à + 2 °C le réchauffement planétaire. À l’échelle européenne, le plan Fit for 55, voté en 2021 par la Commission européenne, a fixé l’objectif de réduire de 55 % les GES d’ici 2030 et d’atteindre la neutralité carbone en 2050.
En France, même s’ils restent probablement insuffisants, les efforts de décarbonation portent leurs fruits. Selon le rapport Secten 2025 de l’association Citepa, les émissions de l’Hexagone poursuivent leur trajectoire de réduction. Entre 2019 et 2023, elles s’élèvent à 406 Mt eqCO2 par an, en dessous du second budget carbone ajusté de 425 Mt eqCO2 par an en vigueur pour la période selon la Stratégie nationale bas carbone 2. Bien qu’elles se stabilisent depuis début 2025, elles ont diminué entre 2022 et 2023 de 27,4 Mt eqCO2, soit -6,8 %, et tous les grands secteurs émetteurs participent à cette réduction : -7 Mt pour l’industrie de l’énergie, -7,2 Mt pour l’industrie manufacturière, -5,6 Mt pour les transports, -6,9 Mt pour les bâtiments et -0,5 Mt pour l’agriculture.
La supply au cœur du scope 3
Le secteur de la logistique, qui selon l’Ademe génère 16 % des émissions nationales de gaz à effet de serre, soit 63 Mt de CO₂ par an, est clairement engagé dans la réduction de son empreinte carbone. D’autant que depuis janvier 2023, avec la mise en place du décret BEGES (bilan des émissions de gaz à effet de serre), la mesure de l’empreinte carbone des entreprises de plus de 500 salariés ne se limite plus aux émissions internes liées principalement à la consommation d’énergies (scopes 1 et 2), mais est étendue aux émissions externes (scope 3). Les émissions significatives de la supply chain, amont et aval, sont ainsi concernées : sourcing/achat, transport/distribution, consommation énergétique des entrepôts, ventes aux clients, retraitement des produits en fin de vie, déchets.






