
- ® Getir
Multiplication des dark stores, bataillons de livreurs et coursiers, levées de fonds record. Derrière la nouvelle vague de la livraison alimentaire ultrarapide se cache une logistique urbaine plutôt peu optimisée. Enquête.
La course à celui qui livrera le plus vite gagne le secteur de la distribution alimentaire. La Covid a converti nombre de consommateurs à l’achat en ligne, y compris pour les produits alimentaires. Selon la Fevad, l’e-commerce alimentaire est passé de 7,6 % à 12 % de part de marché en Europe entre 2019 et 2020. D’abord axé sur la livraison de plateaux-repas par des prestataires tels que Deliveroo, Uber Eats ou Just Eat, le marché s’étend au dépannage alimentaire.
Le click-and-collect, les drives, et surtout la livraison à domicile s’accélèrent ces dernières années. Au paroxysme de cette tendance, les acteurs du quick commerce promettent de livrer en moins de 15, voire 10 minutes les produits essentiels pour son garde-manger. Sont ainsi apparus Gorillas qui a repris Frichti, Cajoo soutenu par Carrefour, Getir, Flink, Everli, et désormais les enseignes de grande distribution qui, à l’image de Monop’Hop, veulent leur part du gâteau. Ces expressistes alimentaires proposent tous un service sensiblement identique, basé sur une application mobile de commande en ligne que des coursiers de proximité livrent dans un petit rayon autour de mini-entrepôts ou de réserves appelés dark stores.
Logistique de la food tech
Derrière la promesse de livraison à domicile ultrarapide pourrait se cacher une logistique bien huilée qui reprend les process connus de l’e-commerce et de la distribution urbaine mais adaptés à des contraintes de délai ultracourt, de zone de chalandise réduite et de modes de transport respectueux de l’environnement.


