Semi-conducteurs pour les constructeurs automobiles : pénurie jusqu’en 2024 ?

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Pour les géants de l’automobile, la pénurie de semi-conducteurs semble bien loin d’être finie : elle pourrait durer jusqu’en 2023, voire jusqu’en 2024, selon certains d’entre eux.
Dans une interview donnée au journal allemand Neue Zuercher Zeitung (NZZ), le directeur général de BMW, Oliver Zipse, a estimé être "toujours au plus fort de la pénurie" même s’il s’attend à "des améliorations au plus tard l’année prochaine". D’après lui, les constructeurs devront "encore faire face à une pénurie fondamentale en 2023".
En France, le site nordiste du constructeur automobile va devoir placer ses ouvriers au chômage partiel certains jours de la semaine. L’usine Renault de Douai a stoppé totalement son activité pendant six jours. L’année dernière, le syndicat des équipementiers de semi-conducteurs SEMI annonçait la création de 29 nouvelles usines de puces, dont trois en Europe (et notamment une en France, à Bernin près de Grenoble, par le groupe Soitec).
Goulots d’étranglements
En plus l’épidémie de Covid-19 qui sévit en Chine, le conflit en Ukraine devrait conduire à rallonger encore le phénomène. Le constructeur allemand Volkswagen, fait le même constat. Selon lui, "même si les goulots d’étranglement commenceront probablement à se résorber vers la fin de cette année, avec un retour au niveau d’avant-crise sanitaire dès 2023, l’insuffisance structurelle de l’offre de semi-conducteurs perdurera jusqu’en 2024".
Selon les chiffres produits par la présidence des Etats-Unis, la demande de puces a augmenté de 17 % entre 2019 et 2021. Le temps moyen qu’une puce est passé dans un entrepôt passe de 40 jours à moins de 5 jours. Alors que les fabriques de semi-conducteurs existantes fonctionnent à plus de 90 % de leurs capacités depuis le deuxième trimestre 2020 (contre moins de 80 % début 2019).






