
- Terminal Ouest Provence (TOP) sur la zone logistique de Clésud dans les Bouches-du-Rhône.
- WALLIS - BTM- GNTC
La reprise du transport combiné s’est confirmée en 2024-2025, tirée par le rail-route et l’émergence de nouveaux flux malgré des freins persistants sur le fluvial. La montée en puissance du multimodal reste cependant inégale, entre contraintes d’infrastructures, enjeux économiques et pédagogie encore nécessaire auprès des chargeurs.
« Une année catastrophique. » C’est en ces termes que l’Observatoire du transport combiné qualifiait 2023, de mauvais résultats, principalement liés aux mouvements sociaux, à l’éboulement de la ligne de la Maurienne et à la hausse des coûts énergétiques. Depuis, « 2024 a permis une renaissance, et 2025 s’inscrit pleinement dans cette phase de reconquête », observe Paul Mazataud, directeur fret de SNCF Réseau.
L’an passé a en effet vu le transport combiné rail-route progresser de 5,2 % au troisième trimestre par rapport à 2024, et de 2,7 % sur les neuf premiers mois de l’année. Fait notable, une dizaine de nouveaux flux de transport combiné rail-route ont été développés sur le territoire (voir carte) : « Il s’agit de liaisons importantes, comme Cherbourg–Mouguerre de Brittany Ferries ou Valenton–Metz de Portmann-Ikea, qui vont arriver à maturation en 2026 », détaille Aurélien Barbé, délégué général du GNTC (Groupement national des transports combinés). Les perspectives sont donc plutôt bonnes : « Nous avons déjà attribué des sillons pour 2026 en réponse à des commandes formelles. À ce stade, nous sommes sur la même dynamique de croissance du transport combiné en 2026 qu’en 2025 », note Paul Mazataud.
Dans ce cadre, l’objectif de tripler le volume du combiné rail-route d’ici 2030 relève-t-il davantage d’une ambition politique ou d’une trajectoire réaliste ? Sur le sujet, Aurélien Barbé se montre prudent, évitant de s’engager sur un chiffre précis tout en soulignant la dynamique de croissance du combiné : « Le combiné rail-route porte aujourd’hui la croissance du fret ferroviaire. Il en représente déjà plus de 40 %, une part qui devrait bientôt dépasser les 50 %, alors que le fret conventionnel est stagnant ».
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