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Dans un environnement sanitaire contraint et mouvant, les supply-chains mondiales souffrent d’un manque de visibilité. À très court terme, le questionnement concerne les capacités de transport et leur évolution sur fond d’inflation des tarifs. À moyen terme, les réflexions engagées portent sur la résilience des schémas en place avec des ajustements ciblés. Leur refonte globale ne semble pas d’actualité.
Au deuxième trimestre 2020, la France se confinait. À l’époque, l’urgence dictait le pilotage des supply-chains internationales, soulignant au passage les faiblesses face à un événement imprévu d’une ampleur inégalée. À partir des premiers enseignements tirés, industriels, distributeurs et prestataires transport et logistique se projetaient déjà sur la période post-Covid. Force est de constater que le regain du virus a déjoué une nouvelle fois ces scénarios, avec une différence notable cependant : les chaînes d’approvisionnement s’adaptent et apprennent à vivre avec lui et avec son déplacement sur la planète.
Dans cet environnement sanitaire contraint, les enjeux des logistiques et des supply-chains internationales s’analysent à différentes échelles de temps. Reposant encore sur un sourcing où l’Asie et la Chine en particulier ont toujours un rôle déterminant, le premier enjeu concerne l’évolution des capacités de transport international.
Taux de fret maritimes élevés jusqu’à mi-2021
Dans le maritime, « la consolidation de l’offre autour de nouvelles alliances quasi achevée en 2019 a permis aux armements conteneurisés de réagir très vite », constate Antoine Martin de Xeneta.






