Tel est le pourcentage de hausse du volume des transactions enregistré par une étude d’Atisreal, filiale de BNP Paribas, pour l’année 2006, qualifiée de « très bon cru pour le marché de l’entrepôt en France ».
Deux tendances se dégagent nettement de cette étude : la première est que la dorsale Nord-Sud qui s’étend de Lille à Marseille en passant par la région parisienne et Lyon concentre à elle seule, les trois quarts de l’offre et des transactions de l’Hexagone.
L’année 2006 est par ailleurs marquée par la livraison ou la validation de nouvelles infrastructures portuaires maritimes et fluviales. « Port 2000, Fos 2XL à Marseille et Seine Amont ouvrent ainsi de nouvelles perspectives à la logistique multi-modale française ».
Avec 75 % de l’offre disponible et 71 % des transactions, la dorsale Nord-Sud est le principal marché de la logistique en France. Le marché parisien notamment se caractérise par une croissance du volume de transactions de 30% par rapport à l’année précédente, à 1,17 million de mètres carrés.
Une croissance surtout tirée par les entrepôts de classe A de seconde main, dont les transactions ont triplé en un an ! Dans le reste de la France cependant, le marché reste atone, explique Atisreal, sauf dans le Sud-Ouest, à Toulouse et à Bordeaux où des projets ont été annoncés.
Concernant les ports, une hausse des trafics de conteneurs a bien été enregistré mais « la France reste loin derrière ses voisins nord-européens ». Le Havre, 1er port de marchandises de France, se situe au même niveau que Barcelone. Et Marseille a traité 9 300 tonnes, soit 10 fois moins qu’Anvers et deux fois moins que Barcelone.
Les prochains mois, voire les prochaines années, diront si le dynamisme toutefois enregistré dans le maritime pourra se diffuser en amont vers Rouen, Lyon ou Lille. La balle est dans le camp des utilisateurs, habituellement tournés vers les ports d’Amsterdam et d’Anvers...


